00:00 • intro | 00:29 • la porte Sud | 01:00 • le temple du Bayon | 03:05 • le temple Baphuon | 04:31 • le temple Phimeanakas | 05:34 • terasses du roi lépreux et des éléphants
Création personnelle à partir de matériel visuel collecté au cours de mon voyage Vietnam & Cambodge (2014)
Carte des lieux ou pratiques à Angkor sur ce site
• Utiliser les marqueurs pour explorer les contenus •
Angkor Thom, la grande cité royale du Cambodge ancien
Une capitale monumentale au cœur d’Angkor
Au sein de l’ensemble archéologique d’Angkor, Angkor Thom occupe une place majeure. Cette vaste cité fortifiée fut l’une des dernières grandes capitales de l’empire khmer et demeure aujourd’hui l’un des ensembles urbains les plus remarquables de l’Asie médiévale. Plus qu’un simple regroupement de temples, Angkor Thom était une véritable ville royale, organisée autour de monuments religieux, d’espaces cérémoniels, de voies monumentales et d’enceintes défensives.
La vidéo propose de parcourir plusieurs de ses sites emblématiques : la porte Sud, le Bayon, le Baphuon, le Phimeanakas et les célèbres terrasses royales. Elle permet de comprendre qu’Angkor Thom ne se résume pas à un temple isolé, mais constitue un paysage urbain cohérent où architecture, pouvoir et symbolique étaient étroitement liés.
Aujourd’hui encore, la cité impressionne par ses dimensions, la richesse de ses sculptures et la diversité de ses monuments. Elle témoigne du niveau technique atteint par la civilisation khmère à son apogée.
Les monuments majeurs visibles dans la vidéo
La porte Sud constitue l’une des entrées les plus connues d’Angkor Thom. Accessible par une chaussée franchissant les douves, elle est bordée de figures monumentales représentant dieux et démons tenant le serpent naga. La tour-portail, ornée de grands visages sculptés, annonçait dès l’arrivée la puissance royale et la protection symbolique de la cité.
Au centre de la ville se dresse le Bayon, temple d’État fondé sous Jayavarman VII. Il est célèbre pour ses nombreuses tours à visages souriants orientés vers les points cardinaux. Ses galeries présentent également des bas-reliefs décrivant scènes de guerre, marchés, cérémonies et épisodes de la vie quotidienne, ce qui en fait une source historique exceptionnelle.
Le Baphuon, temple-montagne antérieur à Angkor Thom mais intégré ensuite à la ville, domine son secteur par ses proportions imposantes. Restauré après un chantier complexe, il illustre la monumentalité de l’architecture khmère classique.
Le Phimeanakas se trouvait dans l’enceinte du palais royal. Plus compact que d’autres sanctuaires, il occupait néanmoins une place symbolique importante au sein du pouvoir monarchique.
Les terrasses des Éléphants et du Roi Lépreux bordaient l’espace cérémoniel royal. Elles servaient de tribunes, de plateformes de réception ou de mise en scène du pouvoir. Leurs sculptures animalières et leurs reliefs en font des éléments majeurs de la cité.
Contexte historique et architectural
Angkor Thom fut fondée à la fin du XIIe siècle, après une période de troubles, par le roi Jayavarman VII. Ce souverain entreprit une vaste reconstruction politique et monumentale du royaume khmer. La nouvelle capitale fut conçue comme une ville fortifiée entourée de murailles et de larges douves, selon une conception à la fois défensive et cosmologique.
Le plan général repose sur une organisation rigoureuse. Des axes relient les portes principales au centre urbain, où se situe le Bayon. Cette structure traduit une vision ordonnée du pouvoir royal, où la ville reflète symboliquement l’univers.
L’architecture d’Angkor Thom combine plusieurs générations de monuments. Certains édifices sont antérieurs à la fondation officielle de la cité, d’autres appartiennent au programme de Jayavarman VII. Cette superposition donne à l’ensemble une richesse particulière et montre l’évolution religieuse du royaume, entre traditions hindoues et bouddhisme mahayana.
Les matériaux principaux sont le grès pour les parties visibles et sculptées, ainsi que la latérite pour certaines masses internes ou enceintes. Les décors sculptés, les escaliers monumentaux, les tours et les galeries témoignent d’un haut degré de maîtrise technique.
Après le déclin progressif d’Angkor au XVe siècle, la ville perdit son rôle politique central. La forêt recouvrit partiellement les structures avant les redécouvertes modernes et les grands travaux de conservation entrepris à l’époque contemporaine.
Ce que les vidéos de ce site rendent particulièrement lisible
Les vidéos composées à partir de photographies soigneusement sélectionnées conviennent particulièrement à un site aussi vaste qu’Angkor Thom. Elles permettent de relier entre eux des monuments parfois éloignés et de restituer la logique d’ensemble de la cité.
Les vues successives de la porte Sud montrent clairement la monumentalité de l’entrée, la largeur des accès et le rôle des chaussées sur les douves. Le visiteur comprend mieux qu’il pénètre dans une ville pensée comme espace protégé et symbolique.
Au Bayon, les changements d’angle valorisent les tours à visages, dont la complexité est difficile à saisir en une seule observation. Les images rapprochées révèlent aussi la finesse des reliefs et l’expressivité des sculptures.
Pour le Baphuon et le Phimeanakas, la progression visuelle aide à lire les volumes, les terrasses superposées et la relation entre escaliers, plateformes et sanctuaires sommitaux. Ces monuments se comprennent mieux par le mouvement du regard que par une image isolée.
Les terrasses royales bénéficient également de cette approche. La succession des images rend perceptible leur longueur, leur décor sculpté et leur fonction de scène monumentale ouverte sur l’espace public.
Enfin, la mise en séquence rappelle qu’Angkor Thom était une ville organisée, non une simple accumulation de ruines dispersées.
Une capitale où subsiste la mémoire d’un empire
Angkor Thom demeure l’un des témoignages les plus impressionnants de la civilisation khmère. Par ses portes monumentales, ses temples centraux et ses espaces cérémoniels, elle incarne l’alliance entre urbanisme, religion et pouvoir royal.
Les pages détaillées consacrées à ses monuments permettent de prolonger la découverte de cette grande ville historique, essentielle pour comprendre l’histoire du Cambodge ancien et la grandeur d’Angkor.
Liens vers des pages apparentées
Transcription du commentaire audio
Angkor Thom, ce qui signifie La Grande Ville d'Angkor" fut fondée par le roi Jayavarman VII après la destruction de l'ancienne capitale khmère par les armées Cham au 12ème siècle. Cette cité royale s'étend sur 9 kilomètres carrés et est entourée de remparts de 8 mètres de haut. Quatre portes principales permettent l'entrée dans la ville.
Sur le pont franchissant les douves de la porte Sud, deux rangées de géants portent un naga, le serpent sacré de l'hindouïsme .
Au dessus de la porte, quatre têtes de bouddhas bienveillants surveillent l'entrée de la ville.
La signification des nombreuses têtes souriantes qui ornent le temple du Bayon n'est pas connue avec certitude. Certains chercheurs évoquent l'hyothèse qu'il s'agit de la tête de Brahma, créateur de l'univers et d'autres pensent qu'il s'agit de Bouddha. Quand on connaît la proximité de l'hindouïsme et du bouddhisme dans le royaume khmer, il se pourrait bien que les deux hypothèses soient valables.
Mais au-delà de ces têtes géantes, le temple du Bayon abrite de nombreux bas-reliefs représentant des scènes historiques et de la vie quotidienne.
Situé dans l'enceinte d'Angkor Thom, le temple Baphuon est légèrement plus ancien. Construit vers le milieu du 11ème siècle, le Baphuon était un temple dédié à Shiva. C'est un temple-montagne, typique de l'architecture khmère. Un temple censé représenter le mont Meru, résidence céleste des dieux selon les croyances hindouïstes, partiellement reprises par les bouddhistes.
Ce temple souffrit beaucoup des assauts du temps, et sa restauration qui dura près d'un siècle est une véritable prouesse.
Une promenade sur la face nord du temple révèle une surprenante statue d'un bouddha couché de près de 75 mètres, ce qui en fait un des plus grands du monde. Surprenant parce que ce temple est dédié à Shiva. Il semblerait que cet immense bouddha ait été ajouté vers le 16ème siècle, probablement pour aider à consolider le temple qui commençait à présenter d'inquiétantes fissures.
Le roi Jayavarman VII a fait construire deux terrasses en prolongement du palais royal de façon à pouvoir dominer la place d'Angkor Thom qui s'étendait devant le palais. L'une d'elles porte le nom de Terrasse du Roi Lépreux et l'autre Terrasse des Éléphants. La terrasse du Roi Lépreux doit son nom à une statue à laquelle il manque plusieurs doigts. Serait-ce une référence à Yasovarman 1er, roi du début du 9ème siècle, qui aurait été affecté par la terrible maladie?
Musique:
- - YouTube video library - Anamalie, (© Anamalie by Kevin MacLeod is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 license. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
- Source: http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1500007
- Artist: http://incompetech.com/)
- - YouTube video library - Constancy Part 1 - The Descent, (© Constancy Part 1 - The Descent by Kevin MacLeod is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 license. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
- Source: http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100775
- Artist: http://incompetech.com/)
- - YouTube video library - Constancy Part 2 - The Descent, (© Constancy Part 2 - The Descent by Kevin MacLeod is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 license. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
- Source: http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100774
- Artist: http://incompetech.com/)
- - YouTube video library - Constancy Part 3 - The Descent, (© Constancy Part 3 - The Descent by Kevin MacLeod is licensed under a Creative Commons Attribution 4.0 license. https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
- Source: http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100774
- Artist: http://incompetech.com/)
Note : Bien que la musique traditionnelle cambodgienne aurait été appropriée pour le film "Angkor Thom, la Grande Ville • Cambodge", des questions de droits d'auteur nous obligent à utiliser des musiques libres de droits. Malgré notre attention dans la sélection, certains pourraient regretter ce choix, nécessaire pour éviter d'éventuelles poursuites. Cette décision, bien que difficile, est la seule solution viable.

English (UK)
Nederlands (nl-NL) 