De tradition hindoue, (avec aussi une influence islamique), la dynastie Maratha a régné pendant environ 87 ans, ± entre 1674 et 1761 sur tout ou partie de l'Inde de l’Ouest, de l'Inde Centrale, de l'Inde du Nord et de l'Inde du Sud, au cours de la période médiévale.
Cette carte illustre le territoire maximal que la dynastie Maratha a atteint à son apogée, couvrant les régions actuelles de Karnataka, Madhya Pradesh, Maharashtra, Tamil Nadu, Telangana et Uttar Pradesh en Inde. Son but principal est de fournir une aide visuelle pour comprendre l'étendue géographique de cette dynastie. Il convient toutefois de noter que les frontières contemporaines de ces régions ne coïncident pas nécessairement avec les territoires historiques.
Les Marathes et la transformation politique de l’Inde moderne
Une puissance issue du Deccan face à l’Empire moghol
La dynastie et la puissance marathes occupent une place majeure dans l’histoire de l’Inde entre le XVIIe et le XIXe siècle. Leur émergence se situe dans le Deccan occidental, principalement dans l’actuel Maharashtra, à une époque où l’Empire moghol cherchait à étendre son autorité vers le sud. Sous Shivaji, couronné chhatrapati en 1674, les Marathes construisirent un pouvoir indépendant fondé sur la mobilité militaire, la connaissance du terrain, le contrôle de forts et une forte identité régionale.
Le terme de dynastie Maratha doit être employé avec nuance. Il désigne à la fois la maison royale Bhonsle, qui fournit les chhatrapatis, et un ensemble politique beaucoup plus large, la confédération marathe, où les peshwas de Pune et plusieurs grandes familles militaires jouèrent un rôle déterminant. Cette structure évolua progressivement d’un royaume centré sur le souverain vers une confédération de puissances régionales liées par des intérêts communs, mais souvent concurrentes.
Shivaji et la fondation d’un modèle politique marathe
Shivaji est la figure fondatrice de l’État marathe. Il développa un pouvoir qui s’opposait à la fois aux Moghols et aux sultanats du Deccan. Son autorité reposait sur un réseau de forteresses, une administration relativement organisée, une armée mobile et une politique de prélèvement fiscal sur les territoires voisins. Son couronnement comme chhatrapati donna une légitimité royale à un pouvoir auparavant perçu par ses adversaires comme une force régionale insurgée.
Le rôle politique de Shivaji fut considérable. Il créa un État capable de survivre à la pression moghole et de mobiliser des élites locales, des paysans armés, des chefs militaires et des administrateurs. Après sa mort, ses successeurs Sambhaji, Rajaram et Tarabai poursuivirent la résistance contre Aurangzeb. La longue guerre du Deccan affaiblit profondément l’Empire moghol et permit aux Marathes de devenir une puissance de premier plan.
Les peshwas et l’expansion d’une confédération
Au XVIIIe siècle, le pouvoir effectif passa progressivement des chhatrapatis de Satara aux peshwas de Pune. Sous Balaji Vishwanath, Baji Rao I et Balaji Baji Rao, les Marathes étendirent leur influence bien au-delà du Maharashtra. Ils intervinrent dans le Malwa, le Gujarat, le Bundelkhand, le Rajasthan, la vallée du Gange et jusqu’aux abords de Delhi. Leur puissance reposait sur des campagnes rapides, sur des accords fiscaux et sur l’imposition de droits tels que le chauth et le sardeshmukhi.
Cette expansion fit des Marathes les principaux héritiers politiques de l’effondrement moghol. Ils ne créèrent pas un empire centralisé comparable à celui des Moghols, mais une confédération dominée par plusieurs maisons puissantes, dont les Scindia de Gwalior, les Holkar d’Indore, les Gaekwad de Baroda et les Bhonsle de Nagpur. Le peshwa demeurait le chef politique principal, mais son autorité dépendait de l’équilibre entre ces familles.
Un acteur décisif dans les rapports avec les puissances indiennes et européennes
La montée marathe transforma les relations politiques du sous-continent. Les Moghols, les nizams d’Hyderabad, les Rajputs, les Sikhs, les Mysoreens et les Britanniques durent tous composer avec eux. Après la bataille de Panipat en 1761, la puissance marathe fut durement atteinte, mais elle ne disparut pas. Sous Madhav Rao I, elle connut une phase de redressement rapide.
La confrontation avec la Compagnie britannique des Indes orientales devint finalement déterminante. Les guerres anglo marathes montrèrent que la confédération restait militairement redoutable, mais politiquement divisée. Le traité de Bassein en 1802 affaiblit fortement l’indépendance du peshwa, et la défaite de 1818 mit fin à la puissance politique marathe dominante. Plusieurs États marathes survécurent cependant comme principautés sous suzeraineté britannique.
Une culture politique marquée par la langue marathi et la tradition hindoue
L’impact culturel des Marathes fut profond dans l’ouest et le centre de l’Inde. Leur pouvoir contribua à renforcer le prestige politique de la langue marathi, utilisée dans l’administration, les documents de cour et les réseaux locaux de pouvoir. Le sanskrit conserva une importance rituelle et savante, mais le marathi joua un rôle croissant dans l’expression politique et régionale.
Les Marathes se présentèrent souvent comme défenseurs d’un ordre hindou, surtout face aux Moghols. Toutefois, leur politique réelle fut pragmatique. Ils recrutèrent et négocièrent avec des groupes religieux et sociaux variés, et leur expansion fut moins une croisade religieuse qu’un processus de construction militaire, fiscale et politique. Leur patronage soutint des temples, des brahmanes, des institutions locales et des traditions dévotionnelles, notamment liées au bhakti marathi.
Une économie fondée sur la fiscalité, la mobilité militaire et les réseaux régionaux
L’économie marathe reposait sur plusieurs bases. Dans le Maharashtra, les terres agricoles, les forts et les marchés locaux soutenaient le pouvoir initial. Avec l’expansion, les revenus vinrent aussi de prélèvements sur des territoires extérieurs, de tributs, de droits fiscaux et d’accords imposés à des États voisins. Le chauth, prélèvement d’un quart des revenus, devint l’un des instruments majeurs de leur puissance.
Cette fiscalité accompagna une forte mobilité militaire. Les armées marathes se déplaçaient rapidement, imposaient des contributions et établissaient des zones d’influence. Ce système donna une grande capacité d’expansion, mais il rendit aussi l’unité politique fragile. Les chefs militaires qui collectaient les revenus dans des régions éloignées finirent par développer leurs propres bases territoriales.
Un héritage durable dans la formation de l’Inde moderne
Les Marathes furent l’une des forces les plus importantes de l’Inde entre la chute moghole et la domination britannique. Leur rôle fut politique par l’affaiblissement de l’Empire moghol et la création d’une confédération majeure. Il fut culturel par l’affirmation du Maharashtra, du marathi et de formes régionales de patronage. Il fut économique par l’extension de réseaux fiscaux et militaires sur une grande partie du sous-continent.
Leur défaite face aux Britanniques ne supprima pas leur héritage. Plusieurs familles marathes continuèrent d’exister dans l’Inde princière, et la mémoire de Shivaji resta centrale dans l’identité politique du Maharashtra. Les Marathes apparaissent ainsi comme une puissance de transition, entre l’ordre impérial moghol et l’Inde coloniale du XIXe siècle.
L’extension géographique des Marathes et la recomposition politique de l’Inde
Un noyau territorial dans le Maharashtra occidental
La puissance marathe prit naissance dans le Deccan occidental, principalement dans les régions montagneuses et côtières de l’actuel Maharashtra. Le territoire initial de Shivaji s’organisait autour des Ghats occidentaux, de la côte du Konkan et d’un réseau de forts installés sur des positions difficiles d’accès. Cette géographie joua un rôle décisif dans la formation de l’État marathe. Les montagnes, les vallées étroites et les plateaux permirent aux forces marathes de résister à des armées plus nombreuses, notamment celles de l’Empire moghol et des sultanats du Deccan.
Le contrôle des forts fut l’un des éléments majeurs de l’expansion marathe. Raigad, Pratapgad, Sinhagad et d’autres places fortes servaient de centres militaires, administratifs et symboliques. À partir de ces bases, Shivaji étendit son autorité sur une partie importante du Maharashtra occidental, tout en menant des opérations dans les plaines du Deccan et sur la côte. Le royaume marathe ne fut donc pas d’abord un vaste empire territorial, mais un pouvoir régional compact, mobile et solidement enraciné dans un paysage défensif.
L’expansion dans le Deccan face aux Moghols et aux sultanats
Au XVIIe siècle, l’extension marathe se fit dans un environnement politique dominé par les sultanats de Bijapur et de Golconde, puis par l’avancée de l’Empire moghol. Shivaji construisit son pouvoir en profitant des rivalités entre ces États et de la difficulté qu’avaient les grands pouvoirs à contrôler durablement les régions montagneuses du Deccan occidental.
Après la mort de Shivaji, les Moghols tentèrent de soumettre définitivement les Marathes. La longue guerre menée par Aurangzeb dans le Deccan eut cependant l’effet inverse à long terme. Malgré de lourdes pertes, les Marathes conservèrent une capacité de résistance grâce à leur mobilité, à leurs forts et à leurs chefs locaux. Leur influence s’étendit progressivement dans le Maharashtra intérieur et dans certaines zones du Karnataka, du Telangana et du nord du Deccan.
Cette phase transforma la puissance marathe. D’un royaume enraciné dans une région précise, elle devint une force militaire capable d’intervenir sur de vastes espaces. Les relations avec les Moghols passèrent de la confrontation directe à des arrangements fiscaux, notamment autour des droits de chauth et de sardeshmukhi, qui permirent aux Marathes de percevoir des revenus au-delà de leurs territoires directement administrés.
La progression vers le Gujarat, le Malwa et l’Inde centrale
Au XVIIIe siècle, sous l’autorité croissante des peshwas de Pune, l’expansion marathe changea d’échelle. Les armées marathes franchirent les limites du Deccan pour intervenir dans le Gujarat, le Malwa, le Bundelkhand et l’Inde centrale. Cette progression fut rendue possible par l’affaiblissement de l’Empire moghol et par la fragmentation politique du nord et du centre de l’Inde.
Le Malwa devint un espace stratégique majeur. Il reliait le Deccan à l’Inde du Nord et permettait aux Marathes d’exercer une pression sur les plaines gangétiques, le Rajasthan et Delhi. Le Gujarat, de son côté, offrait des ressources fiscales et commerciales considérables, avec ses villes marchandes et ses réseaux liés à la mer d’Arabie.
Dans ces régions, le pouvoir marathe ne se traduisit pas toujours par une administration directe. Il prit souvent la forme de prélèvements fiscaux, de garnisons, de traités, de dépendances politiques et de domination par des familles marathes implantées localement. Les Gaekwad à Baroda, les Scindia à Gwalior, les Holkar à Indore et les Bhonsle à Nagpur devinrent les piliers régionaux de cette expansion.
Une confédération étendue du Maharashtra à Delhi
À son apogée, la puissance marathe couvrait ou influençait une grande partie de l’Inde. Son noyau restait le Maharashtra et Pune, mais son réseau politique s’étendait vers le Gujarat, le Malwa, le Bundelkhand, l’Orissa, le Berar, le Nagpur, l’Inde centrale et les abords de Delhi. Les Marathes ne gouvernèrent pas cet ensemble comme un empire centralisé. Ils constituèrent plutôt une confédération, dans laquelle plusieurs maisons puissantes contrôlaient leurs propres territoires tout en reconnaissant, de manière variable, l’autorité du peshwa.
Cette structure donna une grande souplesse à l’expansion marathe. Elle permit de contrôler des zones très éloignées sans administration uniforme. Mais elle créa aussi des tensions internes. Chaque maison régionale cherchait à développer ses propres intérêts, ce qui compliquait la coordination militaire et politique. L’extension géographique fut donc à la fois la force et la faiblesse du système marathe.
Les relations avec les Rajputs, les Sikhs, Mysore et Hyderabad
L’expansion marathe transforma les relations avec les dynasties voisines. Au Rajasthan, les Marathes imposèrent souvent des contributions aux États rajputs, mais ils durent aussi négocier avec des cours attachées à leur autonomie. Dans le nord de l’Inde, leur présence près de Delhi les plaça au contact des derniers empereurs moghols, dont ils devinrent parfois les protecteurs ou les arbitres.
À l’ouest et au nord-ouest, la montée des Sikhs limita progressivement l’influence marathe au Pendjab. Au sud, les relations avec Mysore furent marquées par la rivalité et par des équilibres changeants, notamment à l’époque de Haidar Ali et Tipu Sultan. Avec Hyderabad, héritier du pouvoir nizami dans le Deccan, les rapports furent constants, faits de guerre, de diplomatie et de compétition fiscale.
Le choc avec la puissance britannique
L’extension marathe finit par les placer face à la Compagnie britannique des Indes orientales. Les Britanniques comprirent que la confédération marathe était le principal obstacle à leur domination sur l’Inde intérieure. Les guerres anglo marathes montrèrent la puissance militaire des Marathes, mais aussi leurs divisions.
Après le traité de Bassein en 1802, le peshwa Baji Rao II devint dépendant de l’appui britannique. La défaite finale de 1818 mit fin au pouvoir politique central des peshwas. Plusieurs États marathes survécurent cependant comme principautés sous influence britannique, notamment Gwalior, Indore, Baroda, Nagpur pendant un temps, et Kolhapur.
Une expansion qui redessina la carte politique de l’Inde
L’extension géographique marathe fut l’un des phénomènes majeurs de l’Inde moderne avant la domination britannique. Partie du Maharashtra occidental, la puissance marathe atteignit le Gujarat, le Malwa, l’Inde centrale, le Deccan, l’Orissa et les régions proches de Delhi. Cette expansion ne produisit pas un empire centralisé, mais une confédération vaste, mobile et fiscalement puissante.
Par leur présence sur des territoires aussi variés, les Marathes contribuèrent à l’effacement de l’ordre moghol et à la formation d’un nouvel équilibre régional. Leur géographie politique, à la fois étendue et fragmentée, explique leur succès rapide, leurs rivalités internes et leur vulnérabilité finale face aux Britanniques.
La chronologie marathe distingue les chhatrapatis, rois souverains de la maison Bhonsle, et les peshwas, premiers ministres devenus progressivement les dirigeants effectifs de la confédération marathe. Après le règne de Shahu I, les chhatrapatis de Satara conservèrent surtout une autorité nominale, tandis que les peshwas de Pune exercèrent le pouvoir politique principal. La branche de Kolhapur forma une lignée parallèle et rivale.
Chhatrapatis du royaume marathe et de Satara
- Shivaji I (1674–1680) • Fondateur du royaume marathe, il prit le titre de chhatrapati lors de son couronnement à Raigad. Il établit une autorité indépendante face aux Moghols et aux sultanats du Deccan.
- Sambhaji (1681–1689) • Fils de Shivaji I, il poursuivit la résistance contre l’Empire moghol. Il fut capturé et exécuté sur ordre d’Aurangzeb.
- Rajaram I (1689–1700) • Frère de Sambhaji, il dirigea la résistance marathe depuis le Deccan puis depuis Jinji. Son règne maintint la continuité dynastique pendant la guerre contre les Moghols.
- Shivaji II (1700–1707, régence de Tarabai) • Fils de Rajaram I, il fut proclamé chhatrapati sous la régence de sa mère Tarabai. Son autorité fut contestée après la libération de Shahu.
- Shahu I (1708–1749) • Petit-fils de Shivaji I, il s’imposa comme chhatrapati à Satara après une guerre de succession. Sous son règne, les peshwas devinrent les principaux administrateurs de l’expansion marathe.
- Rajaram II (1749–1777) • Aussi appelé Ramaraja, il régna comme chhatrapati de Satara avec une autorité très limitée. Le pouvoir effectif passa aux peshwas de Pune.
- Shahu II (1777–1808) • Chhatrapati de Satara, il conserva une fonction dynastique et rituelle. Le pouvoir politique réel demeura entre les mains des peshwas.
- Pratap Singh (1808–1818, souverain marathe nominal ; 1818–1839, raja princier de Satara) • Dernier chhatrapati associé à la fin de la puissance marathe indépendante. Après 1818, il régna à Satara sous suprématie britannique.
Peshwas de Pune, dirigeants effectifs de la confédération marathe
- Balaji Vishwanath (1713–1720) • Premier peshwa héréditaire important, il consolida l’autorité de Shahu I. Il obtint des reconnaissances fiscales qui renforcèrent la position marathe dans le Deccan.
- Baji Rao I (1720–1740) • Peshwa militaire exceptionnel, il étendit rapidement l’influence marathe vers le nord et le centre de l’Inde. Son règne fit de Pune un centre politique majeur.
- Balaji Baji Rao (1740–1761) • Aussi appelé Nana Saheb, il dirigea l’empire marathe à son extension maximale. Son gouvernement fut marqué par la défaite de Panipat en 1761.
- Madhav Rao I (1761–1772) • Il restaura la puissance marathe après Panipat. Son règne est souvent considéré comme une phase de redressement administratif et militaire.
- Narayan Rao (1772–1773) • Jeune peshwa, il fut assassiné lors d’une crise de cour. Sa mort provoqua une grave instabilité politique.
- Raghunath Rao (1773–1774, contesté) • Il revendiqua le titre de peshwa après la mort de Narayan Rao. Son conflit avec les factions marathes contribua à l’intervention britannique.
- Madhav Rao II (1774–1795) • Aussi appelé Sawai Madhav Rao, il régna sous la forte influence de ministres comme Nana Fadnavis. Son règne maintint l’équilibre fragile de la confédération.
- Baji Rao II (1796–1818) • Dernier peshwa effectif, il dépendit de plus en plus de l’appui britannique après le traité de Bassein. Sa défaite en 1818 mit fin au pouvoir politique des peshwas.
Branche parallèle de Kolhapur
- Shivaji II de Kolhapur (1710–1714, branche de Kolhapur) • Il fut soutenu par Tarabai dans la rivalité contre Shahu I. Son pouvoir fut bientôt supplanté par Sambhaji II.
- Sambhaji II de Kolhapur (1714–1760) • Il consolida la branche rivale de Kolhapur. Son règne confirma la séparation durable entre Satara et Kolhapur.
- Shivaji III de Kolhapur (1762–1813) • Il régna sur Kolhapur dans un contexte de rivalités entre maisons marathes. Son autorité resta régionale.
- Sambhaji III de Kolhapur (1813–1821) • Il gouverna pendant la phase finale de la puissance marathe indépendante. Après 1818, Kolhapur entra dans l’ordre princier sous influence britannique.

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