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Inde • |1728/1948| • dynastie Pawar

  • Dates : 1728/ 1948
 
 

Les Pawar de Dhar et de Dewas : pouvoirs marathes et héritages régionaux dans l’histoire de l’Inde

L’établissement des Pawar dans le Malwa

Les Pawar, également appelés Puar ou Powar, comptèrent parmi les maisons marathes établies en Inde centrale au XVIIIe siècle. Leurs principales branches gouvernèrent Dhar et les deux principautés de Dewas jusqu’à leur intégration dans l’Inde indépendante en 1948. Réunis par leur appartenance familiale et leur origine politique, ces États conservèrent néanmoins des administrations et des trajectoires distinctes.

Leur implantation dans le Malwa accompagna l’expansion marathe favorisée par l’affaiblissement de l’Empire moghol. À partir de la fin des années 1720, plusieurs chefs Pawar obtinrent ou consolidèrent des droits territoriaux dans cette région. Udaji Rao et Anand Rao sont associés à Dhar, tandis que Tukoji Rao et Jivaji Rao fondèrent les lignées de Dewas. Ces pouvoirs participaient à une organisation marathe reposant sur des commandements militaires, des concessions et des prélèvements fiscaux.

Dhar et Dewas dans l’équilibre politique marathe

Les Pawar contribuèrent à installer durablement la puissance marathe dans le Malwa, région reliant le Deccan aux plaines septentrionales. Leurs territoires, situés dans l’actuel Madhya Pradesh, formaient une partie d’un ensemble politique plus vaste comprenant les domaines des Scindia et des Holkar.

Cette proximité favorisait les alliances, mais aussi les rivalités. Les maisons marathes poursuivaient leurs propres intérêts territoriaux et financiers, malgré la prééminence des peshwas de Pune. Dhar connut notamment les pressions de voisins plus puissants, qui limitaient son autonomie.

À Dewas, deux lignées partageaient la même capitale tout en possédant des domaines et des institutions distincts. Cette organisation illustre le caractère composite de la puissance marathe. Les Pawar ne gouvernaient donc pas un royaume unifié, mais plusieurs principautés apparentées dont la survie dépendait de négociations constantes.

La transformation en États princiers sous suprématie britannique

Les guerres du début du XIXe siècle modifièrent profondément cet équilibre. Après la défaite des principales puissances marathes, Dhar et Dewas entrèrent dans le système de protection britannique. Les accords conclus autour de 1818 et 1819 confirmèrent leur existence tout en réduisant leur indépendance extérieure.

Les souverains conservèrent des fonctions administratives et une autorité dynastique. Cependant, leurs relations diplomatiques et certaines décisions importantes furent soumises à la surveillance coloniale. Les successions, les régences et les difficultés gouvernementales pouvaient entraîner des interventions britanniques.

Les Pawar participèrent ainsi au fonctionnement de l’Inde princière. Leur maintien préservait des institutions locales, mais s’inscrivait dans une hiérarchie impériale. Cette continuité ne doit pas être assimilée à une souveraineté complète.

Une économie agricole soutenant les cours et les marchés

L’agriculture constituait la principale base économique de ces principautés. Les prélèvements fonciers finançaient les administrations, les cours et les dépenses militaires. Les échanges entre villages, bourgs et capitales permettaient la commercialisation des productions rurales et l’approvisionnement des populations urbaines.

Dhar et Dewas occupaient des positions favorables aux communications régionales du Malwa. Les marchands, les artisans et les intermédiaires financiers contribuaient à leur économie. L’activité des cours entretenait également une demande pour les constructions, les textiles et les services spécialisés.

La stabilité politique demeurait essentielle à ces échanges. Les campagnes militaires et les contributions imposées par des voisins pouvaient peser sur les ressources. Sous la domination britannique, les principautés durent progressivement adapter leur gestion aux nouvelles infrastructures et aux transformations des marchés régionaux.

Le patronage hindou et les expressions de la mémoire dynastique

Les familles régnantes Pawar étaient hindoues. Le soutien aux sanctuaires et aux pratiques religieuses contribuait à leur légitimité et à leurs relations avec les populations. Leur identité marathe coexistait avec les traditions culturelles du Malwa.

À Dewas, les palais et les chhatris, monuments commémoratifs des souverains, matérialisent cet héritage dynastique. Ils témoignent de l’importance accordée à la mémoire familiale et à la représentation publique du pouvoir.

Dhar et Mandu possédaient également un patrimoine bien antérieur aux Pawar. Il convient de distinguer leurs interventions des réalisations des Paramara médiévaux, des sultans du Malwa et des Moghols. Le contrôle d’un site ne suffit pas à attribuer ses monuments à la maison régnante.

L’intégration à l’Inde et la portée de leur héritage

Après l’indépendance de 1947, les principautés Pawar rejoignirent l’Union indienne et furent intégrées au Madhya Bharat en 1948. Leurs anciens territoires appartiennent aujourd’hui au Madhya Pradesh.

Leur importance historique est principalement régionale. Les Pawar contribuèrent à l’implantation marathe en Inde centrale, puis incarnèrent la continuité de pouvoirs locaux sous suprématie britannique. Leur héritage associe institutions princières, économie agricole, patronage religieux et patrimoine architectural, sans se confondre avec celui d’un État unique.

 

Les territoires des Pawar : Dhar et Dewas dans la géographie politique de l’Inde centrale

Une implantation marathe dans le Malwa

Les Pawar, également désignés comme Puar ou Powar, établirent plusieurs pouvoirs territoriaux dans le Malwa au XVIIIe siècle. Leurs principales branches gouvernèrent Dhar et les deux principautés de Dewas jusqu’en 1948. Ces possessions se situaient dans l’actuel Madhya Pradesh. Elles ne formaient cependant pas un royaume unifié : chaque maison disposait de ses propres droits, domaines et institutions.

Cette implantation accompagna l’expansion marathe au détriment de l’autorité moghole. À partir de la fin des années 1720, des chefs Pawar consolidèrent leur présence en Inde centrale grâce aux campagnes militaires et aux concessions territoriales. Leur histoire géographique doit être distinguée de celle des Paramara médiévaux, malgré les traditions généalogiques rapprochant les deux familles.

Le domaine de Dhar et ses principaux centres

La branche de Dhar développa son pouvoir autour de cette ancienne ville du Malwa. Udaji Rao puis Anand Rao sont associés à la formation de la principauté. Dhar devint son centre politique, sans que les Pawar aient contrôlé l’ensemble de la région environnante.

Les descriptions administratives de la fin de la période princière rattachent notamment Dhar, Badnawar, Kukshi, Dharampuri et Mandu à cet État. Ces localités illustrent la diversité du domaine, entre plateau du Malwa et secteurs tournés vers la vallée de la Narmada.

Mandu représentait une possession prestigieuse en raison de son passé de capitale et de son patrimoine monumental. Son appartenance à Dhar ne signifie toutefois pas que ses principaux palais et mosquées furent construits par les Pawar. La plupart remontent à des pouvoirs antérieurs.

Dewas et la coexistence de deux territoires dynastiques

À Dewas, les lignées issues de Tukoji Rao et de Jivaji Rao constituèrent deux maisons apparentées, ultérieurement désignées comme branches aînée et cadette. Elles partageaient la ville de Dewas, mais administraient des possessions distinctes.

Leurs domaines comprenaient plusieurs ensembles de villages, dont certains étaient séparés les uns des autres. Cette dispersion rendait leur organisation plus complexe qu’un territoire continu organisé autour d’une capitale unique. La ville elle même accueillait les institutions des deux maisons.

Il serait donc inexact de confondre les anciennes principautés avec le district contemporain de Dewas. Celui ci fut constitué par des regroupements comprenant également des territoires auparavant soumis à d’autres pouvoirs, notamment Gwalior, Indore, Dhar et Bhopal. Les limites actuelles ne reproduisent pas celles des domaines Pawar.

Un voisinage dominé par les Scindia et les Holkar

La position des Pawar les plaçait au contact de puissantes maisons marathes. Les Scindia, associés à Gwalior et à Ujjain, et les Holkar, établis autour d’Indore et de Maheshwar, disposaient de ressources militaires et territoriales considérables.

Ce voisinage encourageait la coopération, mais créait aussi des rapports de dépendance et des rivalités. Les revendications fiscales et territoriales pouvaient opposer des maisons appartenant pourtant au même ensemble marathe.

Dhar subit particulièrement les pressions des Scindia et des Holkar à la fin du XVIIIe siècle et au début du suivant. La conservation de son domaine dépendait autant de la résistance politique et des négociations que de la force militaire. L’histoire des Pawar relève ainsi davantage du maintien de principautés régionales que d’une expansion impériale continue.

Des possessions inscrites dans un espace politique fragmenté

La géographie du Malwa associait territoires princiers, domaines de chefs locaux et droits fiscaux superposés. Une influence militaire ou le prélèvement d’un tribut ne correspondait pas nécessairement à une administration directe.

Cette distinction est essentielle pour apprécier l’étendue du pouvoir Pawar. Les opérations auxquelles leurs chefs participèrent dans le cadre de l’expansion marathe ne transformèrent pas tous les territoires traversés en possessions familiales.

Il n’existe donc pas une date unique permettant de représenter l’apogée d’un État Pawar commun. Dhar et Dewas connurent des évolutions différentes. Les frontières documentées pendant la période coloniale constituent des repères plus précis que l’attribution générale de toutes les conquêtes marathes à ces maisons.

La stabilisation coloniale et l’intégration territoriale

Les accords conclus autour de 1818 et 1819 placèrent les principautés Pawar sous protection britannique. Leur existence fut préservée, tandis que leur liberté diplomatique et militaire se réduisait. Les rapports avec les voisins furent désormais encadrés par la puissance coloniale.

Après l’indépendance de 1947, Dhar et les deux États de Dewas rejoignirent l’Union indienne. Leur intégration au Madhya Bharat en 1948 mit fin à leur gouvernement territorial distinct.

Leurs anciennes possessions appartiennent aujourd’hui au Madhya Pradesh. Cet héritage géographique témoigne de l’implantation durable de maisons marathes dans le Malwa, puis de leur incorporation progressive dans les structures politiques de l’Inde contemporaine.

 

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