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mandapa
Glossaires
| Terme | Définition |
|---|---|
| mandapa | Un mandapa est un pavillon ou une salle de l’architecture religieuse indienne, généralement porté par des piliers. Il peut précéder le sanctuaire principal, relier plusieurs parties d’un temple ou accueillir les fidèles, les cérémonies et les offrandes. Des noms composés précisent sa position, sa fonction ou la divinité à laquelle il est associé. Le mot mandapa vient du sanskrit maṇḍapa et désigne un espace couvert, une salle ou un pavillon. Dans l’architecture hindoue, jaïne et, plus occasionnellement, bouddhique, il s’agit généralement d’une structure portée par des colonnes ou des piliers. Un mandapa peut être ouvert sur plusieurs côtés, partiellement fermé ou entièrement clos. Il peut être relié au sanctuaire principal, placé sur son axe d’accès ou construit séparément dans l’enceinte religieuse. Le mandapa remplit des fonctions différentes selon le plan du monument. Il peut servir de porche, de salle d’assemblée, d’espace de prière, de lieu de passage ou de cadre pour les processions, les récitations, la musique, la danse et les cérémonies. Dans certains temples, plusieurs mandapa se succèdent entre l’entrée et le garbhagriha, la chambre abritant la divinité principale. Leurs dimensions et leur degré d’ouverture contribuent alors à organiser une progression depuis l’espace extérieur vers le sanctuaire. Les appellations composées précisent souvent la position ou la fonction du pavillon. L’ardhamandapa, littéralement « demi-mandapa », est généralement un porche ou un espace de transition placé à l’entrée. Le mukhamandapa est un pavillon frontal. Le mahamandapa constitue un grand hall principal, tandis que le sabhamandapa sert plus particulièrement de salle d’assemblée. Ces termes peuvent se recouvrir partiellement et leur emploi varie selon les régions et les traditions architecturales. Le natamandapa ou natyamandapa est associé à la danse, à la musique et aux représentations rituelles. En Odisha, la forme natamandira est également courante. Le bhogamandapa accueille la présentation, la préparation ou la distribution des offrandes alimentaires. Le kalyanamandapa est utilisé notamment pour les cérémonies représentant le mariage d’un dieu et d’une déesse. Le rangamandapa peut servir aux représentations et à différentes activités cérémonielles. D’autres noms indiquent la divinité ou l’image associée à la structure. Un Nandi Mandapa abrite généralement la figure de Nandi face à un sanctuaire de Shiva. Un Garuda Mandapa est associé à Garuda devant un temple de Vishnu. La présence de ces noms ne signifie pas que tous les pavillons possèdent une forme identique : leur désignation repose principalement sur leur fonction ou leur contenu. Un Chandi Mandapa est un pavillon ou espace rituel lié à Chandi, forme puissante de la Déesse hindoue. Le terme est employé particulièrement en Odisha et au Bengale, mais ne définit pas un plan architectural uniforme. Il peut désigner un pavillon consacré à la Déesse, un lieu de récitation de textes religieux, un espace de cérémonie ou une structure communautaire utilisée pendant les fêtes. Au temple Chausathi Jogini de Hirapur, le nom Chandi Mandapa désigne le petit pavillon quadrangulaire placé au centre de la cour circulaire. Ses niches sont associées à quatre Jogini et quatre figures de Bhairava, disposées autour d’une image centrale aujourd’hui disparue. Il formait vraisemblablement le noyau rituel du sanctuaire plutôt qu’une salle d’assemblée. La structure visible a été partiellement reconstruite et ne permet pas de restituer avec certitude son état originel. Dans l’architecture de l’Odisha, le jagamohana remplit souvent la fonction de hall d’assemblée ou de porche devant le sanctuaire. Il peut donc être comparé fonctionnellement à un mandapa, bien que son nom et sa forme appartiennent au vocabulaire architectural propre à la région. |

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