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chlorite
Glossaires
| Terme | Définition |
|---|---|
| chlorite | La chlorite désigne un groupe de minéraux feuilletés, généralement verts, qui se forment principalement par métamorphisme ou par transformation hydrothermale de roches préexistantes. En architecture et en sculpture indiennes, le mot est également employé pour certaines pierres sombres à grain fin contenant une proportion importante de chlorite. Ces matériaux, appréciés pour leur aptitude à la taille et au polissage, ont notamment été utilisés dans les temples de l’Odisha, du Karnataka et du Deccan. La chlorite ne constitue pas une espèce minérale unique, mais un groupe de phyllosilicates hydratés. Ses différents membres contiennent, dans des proportions variables, du magnésium, du fer, de l’aluminium, du silicium et des groupes hydroxyles. Le clinochlore et la chamosite comptent parmi les minéraux les plus courants de ce groupe. Leur couleur varie du vert clair au vert très sombre, avec parfois des nuances grises, brunâtres ou presque noires. Le nom dérive du grec chloros, « vert ». Les chlorites se forment fréquemment lors d’un métamorphisme de faible intensité ou sous l’action de fluides hydrothermaux. Elles peuvent résulter de la transformation de minéraux riches en fer et en magnésium présents dans des roches magmatiques ou métamorphiques. Les minéraux du groupe possèdent une structure en feuillets et une dureté généralement faible. Ces propriétés ne doivent toutefois pas être appliquées directement à une pierre architecturale, car celle-ci contient habituellement plusieurs minéraux et présente une structure géologique plus complexe. Dans les descriptions de monuments indiens, le mot « chlorite » est souvent utilisé comme une appellation simplifiée du matériau. La pierre concernée peut être un schiste chloriteux, un schiste à talc et chlorite, une roche mafique chloritisée ou une roche ultramafique transformée. Elle n’est donc pas nécessairement composée principalement de chlorite au sens minéralogique. Une détermination exacte exige l’examen d’une lame mince, une analyse pétrographique ou d’autres méthodes de caractérisation. Le schiste chloriteux doit également être distingué de la stéatite et de la pierre ollaire. La stéatite est une roche composée en grande partie de talc, tandis que « pierre ollaire » ou soapstone désigne plusieurs roches tendres, riches en talc, en chlorite ou en autres minéraux magnésiens. Dans les publications consacrées à l’architecture indienne, ces termes sont parfois employés comme des équivalents, bien que leur composition puisse différer sensiblement. En Odisha, des pierres traditionnellement appelées « chlorite » ont été employées pour les images cultuelles, les sculptures figurées, les linteaux, les montants de porte, les sièges de divinités et certains piliers. Leur grain fin permettait de réaliser des visages, des bijoux, des vêtements et des attributs iconographiques précis. À Konark, la pierre sombre contraste avec la khondalite utilisée pour une grande partie de la structure. Les sculptures des Jogini du temple de Hirapur sont également décrites comme étant réalisées en chlorite sombre. Des études géologiques indiquent cependant que certaines « chlorites » de l’Odisha sont plutôt des roches mafiques ou ultramafiques chloritisées ou serpentinisées. Le terme archéologique traditionnel ne correspond donc pas toujours à une identification pétrographique rigoureuse. Ces pierres sombres sont parfois connues localement sous des noms qui désignent leur aspect ou leur usage plutôt que leur composition minérale exacte. Dans le Karnataka et le Deccan, le matériau associé aux temples des Chalukya occidentaux et des Hoysala est généralement qualifié de schiste chloriteux ou de schiste à talc et chlorite. Il fut utilisé non seulement pour les sculptures, mais aussi pour les murs porteurs, les plateformes, les piliers, les poutres et les dalles de couverture. Les temples de Belur, Halebid et Somanathapura illustrent cette utilisation structurelle et décorative à grande échelle. La texture fine de ces schistes autorisait la création de profils nets, de reliefs profondément évidés, de colonnes polies et de décors très détaillés. La pierre fraîchement extraite pouvait être plus facile à travailler en raison de son humidité et de son état initial. L’affirmation selon laquelle elle « durcit à l’air » doit néanmoins être nuancée : son comportement dépend de sa composition, de sa porosité, de son séchage et de ses transformations superficielles, et non d’un durcissement uniforme propre à toute chlorite. La conservation des pierres chloriteuses varie selon leur composition et leur structure. Une roche compacte peut préserver longtemps les détails sculptés, tandis qu’une pierre fortement feuilletée peut se fissurer ou se détacher selon les plans du schiste. L’humidité, les sels, les variations thermiques, les micro-organismes, la pollution et les contacts répétés peuvent altérer les surfaces. Toute intervention exige donc une identification précise du matériau et une étude de son état de conservation. |

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