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Dhaulligiri • Dhauli Shanta Stupa - Symbole moderne de paix bouddhiste

Le stupa de la paix de Dhauli, érigé dans les années 1970 avec le soutien de la communauté bouddhiste japonaise Nipponzan Myohoji, symbolise la non-violence prônée par l'empereur Ashoka après la bataille de Kalinga. Cet événement sanglant, survenu vers 261 av. J.-C., marqua un tournant majeur dans l’histoire de l’Inde, incitant Ashoka à renoncer à la guerre et à adopter le bouddhisme. Le stupa blanc se dresse à proximité de rochers gravés des édits d'Ashoka, parmi les plus anciens témoignages de l’écriture en Inde, exprimant des principes éthiques et humanistes. Le site reste un lieu emblématique de réconciliation spirituelle et de mémoire historique.

Histoire du monument

 

Contexte de fondation

La Dhauli Shanti Stupa a été construite dans les années 1970 sur la colline de Dhaulligiri, près de Bhubaneswar, dans l’État indien d’Odisha. Elle a été édifiée sous l’impulsion de l’organisation bouddhiste japonaise Nipponzan Myohoji, en collaboration avec le gouvernement de l’Odisha. Ce projet s’inscrit dans le mouvement international pour la paix promu par cette communauté japonaise, qui a fait ériger plusieurs Shanti Stupa (ou « stupas de la paix ») à travers le monde.

 

Le choix de Dhaulligiri ne doit rien au hasard. Ce site est considéré comme le lieu où s’est déroulée la bataille de Kalinga vers 261 avant notre ère. Cette guerre sanglante, menée par l’empereur Ashoka, aurait causé la mort de plus de 100 000 personnes. Bouleversé par l’ampleur du massacre, Ashoka aurait connu ici un tournant moral et spirituel majeur, renonçant à toute conquête militaire pour adopter les principes du bouddhisme et promouvoir la non-violence (ahimsa). C’est également à Dhauli qu’il fit graver l’un de ses premiers édits de repentance sur un affleurement rocheux, encore visible à proximité immédiate du stupa.

 

Usages et mémoire collective

Depuis sa construction, la Dhauli Shanti Stupa est devenue un lieu de recueillement et de rassemblement pacifique, tant pour les fidèles bouddhistes que pour les visiteurs laïcs. Elle n’est pas un centre actif de culte mais fonctionne comme un symbole universel de paix, rendant hommage à la transformation spirituelle d’Ashoka.

 

L’État indien et les autorités locales ont intégré ce monument dans une politique plus large de valorisation du patrimoine historique lié à la période Maurya. Des événements commémoratifs sont parfois organisés, notamment autour de la Journée mondiale de la paix. Le monument a également été promu dans les circuits touristiques régionaux, ce qui a renforcé sa visibilité au niveau national.

 

Restaurations et entretiens

Bien que relativement récent, le monument a fait l’objet de plusieurs campagnes d’entretien, notamment pour remédier aux effets de l’humidité sur le revêtement blanc caractéristique. Les interventions se sont limitées à des travaux de conservation sans altérer la structure d’origine. Une signalétique multilingue a été ajoutée au fil des ans pour accompagner la fréquentation croissante du site par des visiteurs étrangers.

Architecture et style

 

Style architectural et influences

La Dhauli Shanti Stupa s’inscrit dans la tradition des stupas bouddhistes modernes inspirés du style japonais, à l’instar des autres Peace Pagodas construites par Nipponzan Myohoji. Elle présente une structure semi-hémisphérique blanche, posée sur une base circulaire surélevée. Cette forme évoque le stupa classique indien, tout en adoptant une esthétique épurée influencée par l’architecture japonaise contemporaine.

 

La coupole est surmontée d’un parasol à plusieurs niveaux (chattra), élément symbolique représentant la hiérarchie spirituelle du bouddhisme. Aux quatre points cardinaux, des niches abritent des sculptures représentant des épisodes de la vie du Bouddha, notamment sa naissance, son éveil et son premier sermon. Ces bas-reliefs sont réalisés dans un style figuratif, à mi-chemin entre les conventions iconographiques indiennes et japonaises.

 

Matériaux et techniques

Le monument est construit en béton armé recouvert d’un enduit blanc lisse, conçu pour résister au climat humide de la région. Ce choix technique permet un entretien relativement simple et contribue à l’aspect immaculé du stupa, renforçant sa symbolique de pureté.

 

Les sculptures et ornements sont faits de pierre reconstituée ou de marbre blanc, parfois rehaussés de dorures discrètes, notamment sur les motifs floraux et les symboles religieux. Le sol de la plateforme circulaire est pavé de dalles de pierre beige, offrant un contraste visuel avec la blancheur du stupa.

 

Aménagements et transformations

Depuis la construction initiale, des ajouts ont été réalisés pour améliorer l’accessibilité et la circulation autour du monument. Un escalier bordé de statues d’éléphants stylisés mène à la plateforme, ajoutant une touche décorative tout en évoquant la symbolique royale et protectrice associée à l’éléphant dans la tradition indienne.

 

Des jardins paysagers ont également été aménagés autour du site, suivant une disposition symétrique centrée sur l’axe du stupa. Ces aménagements visent à créer une atmosphère propice au recueillement, dans le respect des principes de calme et d’harmonie associés au bouddhisme.

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