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Kumari
Glossaires
| Terme | Définition |
|---|---|
| Kumari | La Kumari est une jeune fille vénérée comme déesse vivante dans la vallée de Kathmandu au Népal. Choisie selon des critères rituels au sein de la communauté newar, elle est considérée comme l’incarnation de la déesse hindoue Taleju. Installée dans le Kumari Ghar, son palais situé sur la Durbar Square de Kathmandu, elle apparaît parfois au public lors de cérémonies ou à la fenêtre du palais, où sa présence est interprétée comme une bénédiction. e terme Kumari désigne une institution religieuse propre à la vallée de Kathmandu, où une jeune fille prépubère est reconnue comme l’incarnation vivante de la déesse Taleju, une forme de la déesse Durga vénérée par les rois Malla puis par la monarchie népalaise. La tradition remonte au moins au XVIIᵉ siècle, lorsque les souverains Malla institutionnalisèrent ce culte dans le cadre de la religion d’État. La Kumari est choisie parmi les filles de la communauté Newar, plus précisément dans le groupe des Shakya ou Bajracharya, familles associées au bouddhisme vajrayāna. Le choix repose sur un ensemble complexe de critères physiques et astrologiques, parfois décrits dans la tradition comme les trente-deux perfections, auxquelles s’ajoutent des rituels destinés à vérifier la capacité de l’enfant à incarner la divinité. Une fois sélectionnée, la Kumari s’installe dans le Kumari Ghar, un palais construit au XVIIᵉ siècle sur la place Durbar de Kathmandu. Elle y mène une vie largement retirée, entourée de prêtres, d’assistants et de membres de sa famille. Sa présence reste cependant centrale dans certaines cérémonies publiques et fêtes religieuses importantes, notamment Indra Jatra, durant laquelle la Kumari est portée en procession dans un char à travers la ville. Dans la tradition religieuse népalaise, la Kumari est considérée comme un réceptacle temporaire de la divinité. Cette fonction prend fin lorsque la jeune fille atteint la puberté ou subit une perte de sang importante, événements interprétés comme le signe du départ de la déesse. L’ancienne Kumari retrouve alors une vie ordinaire et une nouvelle enfant est choisie pour lui succéder. Au-delà de sa dimension religieuse, la Kumari occupe une place importante dans l’histoire politique du Népal. Jusqu’à la fin de la monarchie en 2008, le roi recevait la bénédiction de la Kumari lors de certaines cérémonies officielles, ce qui symbolisait la légitimité divine du pouvoir royal. Aujourd’hui, la Kumari demeure une figure majeure de la tradition culturelle et religieuse de la vallée de Kathmandu, attirant l’attention des fidèles comme des visiteurs. Elle incarne un exemple singulier de coexistence entre pratiques hindoues et bouddhiques dans la société newar. |

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